Mercredi 23 avril | Mucem Lab
- 9h – 15h30 | Mucem Lab – Salle Meltem (entrée Vieux Port – côté fort Saint-Jean)
Rencontre-laboratoire “Marseille – Bruxelles : quelles pratiques pour décoloniser l’espace public ?”
En 2020, Aflam a initié le projet de Plateforme Internationale de Médiation, avec pour objectif de créer des espaces de réflexion, d’expérimentation et de transmission autour de la médiation culturelle dans la région euro-arabe.
Dans la continuité de la rencontre avec Olivier Marboeuf sur la médiation culturelle décoloniale organisée en 2023, nous poursuivons la réflexion avec des activistes qui travaillent sur les phénomènes de célébration et d’invisibilisation de l’héritage colonial dans l’espace public et dans les musées.
Cette année les invité.e.s nous racontent autrement le passé et le présent de Marseille et de Bruxelles, par des guides et des visites décoloniales, au milieu des traces matérielles de la domination et de la résistance. A leur côté, un temps d’arrêt s’impose face à ce que l’on voit, ce que l’on ne voit pas et ce qui est effacé.
Au programme: une immersion dans le centre-ville de Marseille avec une balade urbaine, une projection débat, et une rencontre-laboratoire avec table-ronde, présentation d’initiatives et expérimentations collectives.
En collaboration avec Thierno Aliou Balde du Collectif Mémoire Coloniale et Lutte Contre les Discriminations (Bruxelles), Assia Zouane facilitatrice et co-fondatrice du collectif Lunettes Décoloniales (Marseille) et Mariam Benbakkar artiste-curatrice et co-fondatrice du collectif Filles de Blédards (Marseille).
Programme :
- 9h | Présentation “La balade, outil de médiation décoloniale”
- 11h | Atelier participatif “Street view”
- 13h | Buffet
- 14h | Présentation “Le musée colonial/décolonial” et restitution de l’atelier
[ Entrée libre sur réservation à l’adresse partenariat@aflam.fr ]
Plus d’informations sur nos invité·es :
> Thierno Aliou Balde, membre du Collectif Mémoire Coloniale et Lutte contre les Discriminations, dont les objectifs sont de: former le public à la construction d’une conscience citoyenne décoloniale par l’Histoire, les valeurs culturelles de l’Afrique et par l’investissement de l’espace public; sensibiliser et informer le public sur les différents enjeux, initiatives et combats qui sont menés sur les questions liées à l’Histoire, à la mémoire, aux stéréotypes et aux préjugés ; lutter contre l’aliénation coloniale et amener les citoyens à se débarasser de l’exploitation économique oligarchique menant à la concurrence des pauvres et par conséquent au racisme; revendiquer la décolonisation de l’espace public, la fin de la falsfication de l’Histoire de l’Afrique et son enseignement dans les écoles et universités.
> Mariam Benbakkar, artiste-curatrice et co-fondatrice du collectif Filles de Blédards. Elle vit et travaille à Marseille depuis 2014. Son travail se concentre sur l’exploration de la ville, de l’identité, des minorités et des modes de vie en marge. À travers une pratique multiple allant de l’image au texte, elle cherche à réinterpréter les espaces urbains et sociaux en y intégrant une perspective décoloniale.
En 2018, elle co-fonde « Filles de Blédards » avec Alexia Fiasco. Ce collectif organise régulièrement des événements visant à valoriser les imaginaires post-coloniaux en France et à promouvoir les artistes émergent·es. Depuis 2021, elle collabore avec la chaîne Histoires Crépues pour co-écrire les émissions « On Discute ». Ces émissions sont des débats mouvants où des citoyen·nes abordent les questions de racisme et de discrimination en France au travers de thématiques politiques laissées de côté dans l’espace médiatique classique.
Elle est également à l’initiative de la page Instagram Marseille Coloniale, et organise des visites sur l’histoire coloniale de la ville, en collaboration notamment avec le bureau des Guides GR2013 depuis début 2025.
> En lien avec cet événement :
Lundi 21 avril | 10h | Balade décoloniale du centre-ville avec Mariam Benbakkar
Mercredi 23 avril | 16h | Projection- débat dans l’auditorium du Mucem autour du film Fanon d’Abdenour Zahzah
Image d’illustration : La Place Lumumba, de Moke Fils (1968)