Edito

La diversité et l’audace de l’expression cinématographique en Syrie sont souvent ignorées, voire insoupçonnées. En décrivant la vie, les passions ou les interrogations de plusieurs générations d’hommes et de femmes de ce pays, ce cinéma introduit de manière particulièrement vivante, intime et concrète à l’histoire de la Syrie et de ses habitants, et à celle d’une culture façonnée par les territoires d’origine de ses diverses communautés.

Aflam a proposé au public marseillais une programmation d’une trentaine de films parcourant les années 1980 à 2006, et pour la plupart inédits en France : drames ou comédies, fictions et documentaires de réalisateurs confirmés, ou de la jeune génération des cinéastes et des vidéastes. Panorama d’un cinéma dont la production, certes moins prolixe que dans certains pays arabes, a souvent suscité l’admiration des cinéphiles et parfois rencontré un succès populaire en Syrie. Des films qui sont autant de clefs pour mieux comprendre les différents aspects de la société syrienne d’aujourd’hui, bien loin de l’image que nous en donnent trop souvent les médias.